Mine souterraine

Mine souterraine

Dans les galeries du passé : l’histoire de l’ancienne mine souterraine. 
Bien avant qu’Elevra n’entreprenne l’exploitation de la Mine Lithium Amérique du Nord à La Corne en 2022, une mine souterraine a déjà été en opération sur notre site actuel, et ce, dans les années 1950. À cette époque, plus de 1 million de tonnes de minerai ont été extraites du sol, affichant une teneur moyenne d’environ 1,25 % de lithium. 
Un chapitre fondateur qui marque le début d’une histoire toujours en évolution.  

 


Un réseau souterrain d’envergure  
La mine souterraine comptait trois galeries principales réparties sur différents niveaux, toutes reliées par un puits vertical de plus de 100 mètres. Les infrastructures en place à l’époque étaient remarquables. On y retrouvait notamment : 

  • 21 chantiers de 50 m de haut, 50 m de long et 10 m de profondeur, conçus pour dynamiter de grands volumes de pegmatite, la roche contenant le spodumène de lithium. 
  • Des monteries historiques (ou « raises ») de 50 m de haut et 2,5 m de large, permettant l’accès aux chantiers à différentes élévations. 
  • Des galeries de 2,5 m par 2,5 m, servant de voies de circulation et d’accès aux zones minéralisées, avec la présence de rails, de tuyaux et de boulons. 
  • Un puits vertical central, véritable colonne vertébrale du réseau souterrain. 

Ces infrastructures, captées par drone, illustrent l’envergure du projet minier de l’époque et sont encore présentes aujourd’hui, bien que depuis longtemps inactives.


Une mémoire vivante du sous-sol 
Cette ancienne mine souterraine fait partie intégrante de l’histoire du site et du patrimoine minier québécois. Elle rappelle que le lithium n’est pas une découverte récente, mais une ressource exploitée ici depuis plusieurs décennies. 

Depuis la reprise des opérations en 2023, certaines ouvertures, comme les ‘’drop raises’’, ont été dynamitées afin de remblayer d’anciens chantiers avec de la roche stérile. Ces travaux préparatoires, qui se sont poursuivis en 2024, visaient à renforcer la stabilité du massif rocheux et à sécuriser le secteur, permettant ainsi le déploiement graduel des activités minières.  

Le démarrage du chantier de la phase 2, amorcé en juillet 2024, s’inscrit dans cette séquence de travaux non linéaires. La majorité des chantiers et des galeries devrait ainsi être complétée d’ici le début de 2028. 

L’inconnu dû à cette exploitation souterraine d’il y a près de 70 ans crée aussi des défis en lien avec la compréhension géologique du gisement ne connaissant pas à 100% ce qui a été miné versus laissé sous terre. 

La sécurité avant tout 
Dans nos opérations, la gestion des anciennes ouvertures souterraines est un défi quotidien. Des limites géotechniques sont définies pour sécuriser les zones instables. Ces limites sont ajustées en fonction des conditions du terrain et sont rigoureusement implantées sur le site. Elles guident les opérations quotidiennes et assurent la sécurité des travailleurs. Les méthodes de travail ont également été adaptées. 

Un pan d’histoire qui mérite d’être raconté 

Bien que la mine souterraine ne soit plus en activité, elle demeure un élément fascinant du passé industriel du site. Elle témoigne d’un savoir-faire minier présent depuis plusieurs décennies. Avant d’être un défi opérationnel pour notre équipe, ce site représente avant tout un pan d’histoire qui s’efface au rythme de l’avancement des opérations et qui disparaîtra complètement avec nos activités actuelles; c’est pourquoi il nous semblait important de partager cet héritage, d’autant plus qu’un véritable village minier avait autrefois été aménagé directement sur place pour héberger les travailleurs (voir les photos ci-dessous). 

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